Les Trois Moulins


Situé à proximité de l’Azur Arena, au nord d’Antibes et à l’entrée sud-est de la technopole Sophia Antiplis, le projet d’aménagement de la Zone d’Activités Economiques des Trois Moulins lancé en décembre 2017, vise la construction de 30 à 50.000 m2 de bureaux sur un terrain de 7 hectares en bordure de l’A8. Il sera livré à l’horizon 2021 avant l’arrivée du bus-tram prévu en 2019. D’ici 2023, pour compléter l’ensemble, le quartier devrait être complété d’un village de 300 à 700 habitations et d’un complexe sport-loisirs.

 



CONSEIL COMMUNAUTAIRE  DU LUNDI 19 FÉVRIER 2018:  AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE

 

M. le Président – En l’occurrence, nous sommes dans une situation un peu particulière. Les

Trois Moulins à Antibes représentent un vaste secteur avec trois zones :

- une première zone tertiaire dans laquelle le développement économique de

Sophia Antipolis va se réaliser ;

- une zone verte qui accueillera les activités sportives, de loisir et les espaces verts ;

- une zone d’habitat.

 

Ces trois zones s’étendent progressivement du sud au nord. Dans les premières

organisations et procédures de concession d’aménagement, nous nous sommes inscrits dans une

vision globale. Depuis, plusieurs éléments sont venus alimenter cette réflexion.. D’abord, des zones d’activité économique ont été créées par le législateur. Il est impossible de dire que la zone verte du secteur des Trois Moulins soit une zone d’activité économique.

 

C’est la raison pour laquelle nous revenons sur le strict périmètre de la zone d’activité

économique de Sophia Antipolis, qui est l’aire qui surplombe l’autoroute. Nous avons, juste derrière, la

zone verte et la zone ludique et sportive, et juste après, la zone d’aménagement urbain et de l’habitat.

Ensuite, je déborde un peu sur la délibération numéro 6. Dans l’opération d’aménagement

de la ZAE des Trois Moulins, il existe un contrat de prestations intégrées avec la SPL Antipolis Avenir.

Nous nous trouvons dans une situation un peu particulière. En prenant l’exemple de Valbonne, la Ville

vendait ses terrains pour faire des aménagements. Maintenant, c’est la Communauté d’agglomération

qui va poursuivre le développement économique. Il y a eu un transfert de zones d’activité qui

antérieurement relevaient des villes et des villages et qui désormais ont été transférées en concertation

avec chacun pour dire que c’est une zone de développement économique future ou acquise.

En l’occurrence, les terrains appartiennent à la Ville d’Antibes, avec une situation de gestion

ultérieure par la CASA. Cet aménagement se fera en concertation avec la CASA. Il s’agissait de trouver

un outil juridique pour contourner le fait que la Ville d’Antibes ne pouvait pas vendre directement.

Après des avis juridiques nombreux et convergents, nous sommes tombés sur l’idée que cet

aménagement se fera par la SPL. L’avantage de la SPL, c’est qu’elle préserve à la fois les intérêts de la Communauté d’agglomération en termes de développement économique et les intérêts de la Ville d’Antibes en

termes de financement de projet. A ce moment-là, la SPL se rémunérera pour le travail qu’elle

effectuera au nom de la Communauté d’agglomération et de la Ville d’Antibes. Elle définira les

aménagements à faire. Puis, elle prélèvera son dû sur la vente des terrains qui sera effectuée au profit

de la Ville d’Antibes.

 

Voilà pourquoi ces deux délibérations vous sont présentées, à savoir une opération

d’annulation de la procédure de la concession d’aménagement et une opération d’aménagement de la

ZAE des Trois Moulins.

 

Dans le projet tel qu’il est présenté, nous avons été obligés de modifier des éléments

supplémentaires. En effet, nous étions partis dans une concession d’aménagement avec un propriétaire

immobilier. Or, les juristes nous ont fait remarquer que le jour où un propriétaire serait détenteur des

droits, il pourrait ne pas faire l’aménagement ou en faire un qui ne correspondrait pas à ce que la

Communauté d’agglomération serait en droit d’attendre. C’est la raison pour laquelle nous avons

modifié la concession d’aménagement.

Ensuite, nous avons initialement limité le nombre de candidats à cinq, comme nous le

faisons pour les projets d’architecture. Or, à peine nous avons présenté au MIPIM (marché international

des professionnels de l’immobilier), avec Alexandre FOLLOT, le projet des Trois Moulins que douze

opérateurs internationaux se sont portés candidats pour aménager la zone d’activité. C’est la raison

pour laquelle nous ne limitons plus le nombre de candidats à cinq dans la procédure. Nous laissons

ouvert parce que le dialogue compétitif devrait nous amener à un projet innovant sur le plan

architectural. C’est une des entrées de Sophia par le transport en commun en site propre. Par ailleurs,

nous nous serions privés d’un candidat qui aurait apporté le projet le plus intéressant pour la Ville

d’Antibes et la Communauté d’agglomération.

 

Les modifications législatives intervenues depuis, en particulier la loi ALUR, nous obligent à

une nouvelle concertation sur les ZAE mises en appel d’offres. Ceci complète le nouveau dispositif.

Nous avons pris un engagement avec Alexandre FOLLOT, lorsque nous avions présenté le

projet au MIPIM, que nous reviendrons dans un an avec un lauréat. Ainsi, il n’y a pas lieu que cette

procédure dure dix ans. Il faut respecter tous les éléments.

 

Toutefois, si nous pouvions demain, au regard de la pression des demandes d’extension de

tertiaire sur Sophia Antipolis, compléter cet élément par une entrée de Sophia par la ville d’Antibes et

par la zone des Trois Moulins, nous aurions un projet qui tiendra la route à fin 2019.

Je suis prudent. Le lauréat normalement devrait être connu à l’automne. Nous allons tenir

les objectifs. Nous pourrons montrer le développement de Sophia Antipolis. Nous avons 1 000 emplois

en plus et une demande de 20 000 m² par an. Il faut que nous soyons suffisamment ambitieux pour

correspondre à la demande. Les infrastructures doivent suivre. C’est la raison pour laquelle ce matin, les

pieds dans la boue, nous sommes allés avec Thierry OCCELLI vérifier que le bus-tram avance à pas de

géant parce que c’est ce qu’il faudrait au passage pour traverser la Valmasque.